Femme au bord de la crise de nerf... mais je me soigne!
Bon. Alors voilà. Après quelques jours de « déconnexion » salutaires, me revoilà. Ne vous emballez pas, je n’ai toujours strictement rien à vous annoncer et mon article précédent n’est toujours pas rétabli. J’attends toujours une réponse officielle de mon entrée en formation dans 21 jours (HA-HA-HA) et suis toujours dans l’impossibilité de présenter une démission… Bref. Toujours est-il que la délicatesse de la situation et la pression que j’ai accumulé depuis mon retour de vacances m’ont joué quelques tours.
En effet, après avoir fait les montagnes russes avec mon moral mardi dernier (voir Epilogue et ses commentaires), j’ai eu quelques difficultés à faire redescendre les niveaux à la normale. Véritable pile électrique surchauffée, je ne pouvais pas m’exprimer autrement qu’en vomissant un flot de paroles effrénées, j’avais envie de taper la petite vieille qui marchait devant moi en plein milieu du trottoir et qui n’avançait pas, j’ai bien failli enfoncer en hurlant la porte de mon immeuble dont la serrure me refusait à MOI l’entrée et le sommet fut atteint lorsque je me suis réveillée en sueur au milieu de la nuit après un de ces cauchemars répétitifs sans queue ni tête où je me rappelle vaguement à un moment avoir été à la place de la Desperate Housewive Lynette Scavo complètement débordée de choses à faire et devant lesquelles je paniquais à l’idée de ne pas pouvoir y faire face.
Haaaa. C’est dans ce genre de moment que je réalise que prendre les choses à cœur et s’y investir tout entier peut être un dangereux défaut. Il m’a donc fallu tout un week-end (de 3 jours !) pour déconnecter et reprendre la main… Pour cela, deux choses : la première, se faire plaisir, ce qui est synonyme de… shopping ! (on ne peut pas échapper à tous les lieux communs !) J’avais en effet décidé, une fois mon admission au lycée hôtelier prononcée, d’aller investir dans un tailleur pantalon classe et bien coupé (j’en rêvais depuis longtemps… depuis que j’avais découvert la série Ally Mac Beal, c’est dire…) ; le lycée me fournissait même carrément mon alibi : le port du jean et des baskets est strictement interdit dans l’enceinte de l’établissement et la « tenue de ville » est de rigueur. En l’absence d’admission officielle, mais devant l’urgence médicale de mon cas, je me suis donc offert vendredi une petite balade chez Etam, où j’avais repéré le tailleur de mes rêves quelques semaines auparavant et suis revenue avec. Rhhââ, ça fait du bien ! Il est magnifique ! je n’ai jamais été aussi classe de toute ma vie. Enfin… si, peut-être, mais pas pareil ! Bref. Etape n°1 accomplie. Ca va déjà mieux.
Etape n°2, en bonne Monica Geller que je sais être (ça fait beaucoup de références à des séries tout ça…), j’ai entrepris, avec l’aide de mon chéri, un grand nettoyage d’automne dans mon appartement, ce qui est pour moi hautement symbolique du « ménage » que j’ai également fait à l’intérieur de moi-même. Tout y est passé : l’aspirateur, la serpillière, les poussières à coup de « Fée du logis », les vitres, la lessive des trucs-qu’il-faut-laver-à-la-main-et-que-c’est-chiant-et-qu’on-les-met-de-côté-pendant-des-semaines, et enfin, la touche finale : changer quelques trucs dans la déco !
Une fois l’appartement rangé, nettoyé, propre, organisé, décoré, je peux m’asseoir dans mon canapé, me sentir bien et redémarrer sur de bonnes bases. Ouf.
Nous sommes donc lundi. J’attends toujours, mais mieux.