Ca sent la fin!!
Mon dernier stage en quelques mots :
Et oui, manque de temps oblige, je synthétise, et synthétise, et… Vous m’aurez comprise.
Alors voilà, l’année touche à sa fin et mon dernier stage aussi. Je suis retournée en gastronomie, histoire de finir en apothéose cette année d’apprentissage culinaire. Trois semaines en gastro étoilé, trois semaines aussi pour parfaire mes compétences, car la prochaine fois que je mettrai un pied dans une cuisine, ce sera en tant qu’employée !!
Alors, petit bilan à thèmes pour commencer :
L’équipe : euh… réduite. C’est le premier mot qui me vient. En cuisine 3 employés, 2 apprentis et une armée de stagiaires. Mais bon. En tout cas adorables, c’est l’essentiel ! Ce qui n’a pas été le cas pour tous mes collègues de formation, puisque certains se sont fait malmener de façon assez intolérable dans certains établissements.
Glop
: On m’a confié des responsabilités durant le service ! (tout de même ! je n’y croyais plus. Beaucoup de restaurants cantonnent les stagiaires dans un coin avec des légumes à éplucher pendant le service. C’est dommage, mais c’est aussi moins risqué, c’est sûr !). Rattachée au Garde-manger, j’ai géré la mise en place et l’envoi des toasts (pour l’apéritif), des amuse-bouches et des fromages, tout en filant un coup de main le cas échéant aux entrées. J’ai été très satisfaite de constater que je m’en sortais bien, arrivant à suivre les bons, anticipant et réagissant rapidement. C’est d’ailleurs très drôle car quand j’y repense, l’année dernière je ne comprenais pas grand-chose à tout ce qui se passait pendant un service alors que maintenant son fonctionnement est intégré !
Pas glop
: Je bosse au minimum 12h par jour du mardi au samedi soir (ou dimanche matin, ça dépend de quel point de vue on se place), avec la plupart du temps moins de 2h de coupure l’aprèm. C’est TRES dur. En essayant d’aborder le sujet l’air de rien avec le Chef, j’apprends qu’il a de la nostalgie pour le temps où les chefs balançaient les culs de poule mal essuyés à la tête de leur personnel. Forcément, je ne peux pas lutter. « C’est un problème générationnel » parait-il. Comme disait Cabrel : c’était mieux aAaAvant…
La phrase que j’ai le plus entendu : « Quelqu’un a vu la raclette à main ? »
La plus grosse insulte : « Fonctionnaire ! ». Et oui....
Pour conclure, je dirais qu’une chose est maintenant sûre mais que beaucoup d’autres questions doivent trouver des réponses, bientôt.
Ma certitude : malheureusement je ne travaillerai pas en restauration gastronomique. Je dis malheureusement car je me suis bien pris la tête sur ce sujet et, c’est bien connu, faire des choix implique toujours de renoncer à quelque chose. En effet, j’adore la finesse du gastronomique, sa créativité, sa rigueur, sa minutie, son respect des produits et son souci de l’assiette parfaite… Mon problème se situe à un autre niveau : je suis quelqu’un de passionné, c’est indéniable. Mais je ne peux pas tout sacrifier à une seule passion. Le gastro est très exigeant et oblige à y consacrer énormément de son temps, de sa vie, ce que je ne suis pas prête à faire. Il faut que je sois honnête avec moi-même dès le départ : si la cuisine doit me faire renoncer à mes autres passions, aux cours de chant, à mon groupe de rock ou m’éloigner de mes amis parce que je ne peux plus jamais les voir… je vais me mettre à haïr la cuisine, et ça je ne veux pas. (Pour faire court, il m’est arrivé la même chose avec le piano quand j’étais plus jeune : tout mon temps libre était dédié au conservatoire… jusqu’à ce que je pète un boulon et envoie tout en l’air. Je suis restée des mois sans plus jamais toucher mon piano tellement j’en étais écœurée)
Donc, la question qui doit trouver une réponse est :
Dans quel type de restauration je me sentirai le mieux ?
C’est pourquoi, afin de tenter de trouver une réponse, je compte pour un certain temps (au moins l’été) essayer de travailler dans différents établissements, en extra, en intérim, sur des courtes durées. Je pourrai de cette manière sûrement rayer de ma liste certaines choses qui ne me plairont définitivement pas, mais peut-être aussi en découvrirai-je d’autres qui me correspondront…
Certains penseront sûrement que je ne suis qu’une méchante faignante de plus, d’autres comprendront… peut-être. Et de toute façon, même si ils ne comprennent pas, je m’en fous !
En attendant, cette semaine sera ma dernière au lycée hôtelier, où nous nous retrouverons pour une poignée de joyeusetés dont un dernier cours d’œnologie mais aussi une réunion de bilan de la formation. Haut les coeurs!