Mon comeback ;-)
Ne serait-ce pas tout simplement l’heure du bilan ? Comment pourrais-je expliquer autrement mes si longs silence sinon ? Ne suis-je pas arrivée, si ce n’est à la fin de l’histoire, au moins à la fin d’une ère ? Celle de la reconstruction de ma vie professionnelle suite à mes débuts cataclysmiques ? Lorsque j’ai commencé ce blog, j’ai entamé mon récit par ma sortie des études et ma première recherche d ‘emploi. J’ai ensuite décrit mes expériences, les bonnes, les mauvaises, les désastreuses et les franchement désespérantes, mes désillusions, ma reconversion et il semble que je sois arrivée aujourd’hui à un nouvel équilibre qui me parait marquer en quelque sorte la fin d’une quête.
Alors après avoir noirci frénétiquement ici des dizaines et des dizaines de pages rageuses comme pour valider à chaque événement les avancées de ma quête, peut-être que je n’arrivais pas à me résoudre à dire (ou plutôt à écrire) que j’arrivais à la fin de mon histoire. Du moins, de celle-ci ! (A l’instar de tous ces fameux blockbusters d’outre-Atlantique, laissons la place à une suite éventuelle, si le succès commercial est au rendez-vous ! Hahaha)
Mais cette fin, ENFIN, quelle est-elle ?? La voici :
J’ai finalement été embauchée cet été, en août 2008, dans une entreprise de restauration rapide à emporter haut de gamme, un concept marseillais, orienté fraîcheur et équilibre, créé de toute pièce par sa patronne qui dirige le développement fulgurant de son affaire de main de maître (déjà plusieurs boutiques ouvertes en quelques 3 années d’existence). Je suis en CDI et je suis payée un peu plus de 1200 € nets. Ma clientèle étant quasi exclusivement constituée d’employés des entreprises environnantes, ma boutique ne sert que le midi, du lundi au vendredi, ce qui me procure l’immense privilège de ne jamais travailler ni le soir, ni les week-ends. Les salades, sandwichs, desserts, etc. que je fabrique et vends sont de qualité, faits le jour même, avec des produits frais. C’est joli et c’est bon. D’ailleurs tout est joli, et pas seulement ce que l’on mange ! Très portée sur le design, la patronne a conçu l’esthétique de ses boutiques comme partie intégrante du produit et une fois franchi le pas de la porte d’une boutique, on comprend tout de suite qu’on n’est pas dans le snack à burgers huileux du coin. Mes fonctions actuelles mêlent production culinaire avec vente à la clientèle et gestion du magasin. Vu le développement constant de l’entreprise, les possibilités d’évolution sont réelles et laissent augurer, pourquoi pas, un jour la possibilité de prendre un poste qui m’éloignera peut-être de la cuisine (j’ai de toutes façons déjà pris une certaine distance avec la cuisine pure avec ce poste !), mais me rapprocherait sans doute plus de mes compétences d’origine… Qui sait ?
Pour l’heure, après bientôt 5 mois, je m’installe dans mes nouvelles fonctions avec assez de sérénité et un sentiment satisfaction au regard du chemin parcouru ces dernières années. J’aurais donc mis 5 ans, depuis ce jour de décembre 2003 où j’avais débuté dans le monde du travail, pour retrouver une situation stable et satisfaisante. It’s a long way… !
Il me reste cependant toujours une pointe d’amertume, qui a une fâcheuse tendance à remonter à la surface de temps en temps, malgré mes efforts résolus pour l’enfouir bien profondément. Cette situation professionnelle, toute satisfaisante qu’elle puisse être, restera toujours un second choix et une sortie de secours, choisie, certes, mais dans l’urgence de me soustraire à un avenir professionnel peu réjouissant et qui se rapprochait à dangereuse allure. Cependant, ayant définitivement tiré un trait sur le type de postes que j’ai pu occuper par le passé, j’ai cédé la place à un vide, que je ne saurais pas vraiment par quoi combler au jour d’aujourd’hui. Mon métier de remplacement est devenu mon métier par défaut, faute de réelle vocation pour remplacer celle qui été si amèrement détruite et dont j’ai fait le récit dans ce blog. Mais, encore une fois, qui sait ? La vie n’est pas finie (du moins je l’espère encore assez longue !!) et mon évolution personnelle combinée aux opportunités que je pourrais rencontrer m’ouvriront peut-être la voie à une autre alternative un jour prochain !
Sur ce… !
Ha j'oubliai! N’appréciant que très moyennement le récit sur mon activité du moment, je ne compte pas donner de nouvelles régulières du déroulement de mon travail, en partie parce que je ne me sens pas libre de mes paroles, que ce soit en bien ou en mal, et que je risque de manquer de recul sur ce que je raconte. Mais il n’est pas impossible que mes interventions futures sur ce blog, aussi irrégulières soient-elles, prennent d’autres formes !
A… plus tard !!! C'est plus prudent! ;-)