Où je vais? D'où je viens? Dans quel état j'erre?

 Petite autobiographie sommaire et subjective

 

4 avril 1980 : Naissance à Reims. Mais je n’y suis guère restée que le temps de sortir de la maternité en compagnie de mes parents car j’ai vécu la totalité de mon enfance en pleine campagne picarde, au milieu de nulle part, certes, mais au calme, dans la verdure et en contact avec la nature.

 

Durant mon enfance, je vis une scolarité sans difficulté particulière et partage principalement mon temps libre entre le Conservatoire de musique, où j’apprends le piano, et mes autres activités favorites : je dessine souvent, je lis aussi beaucoup, et dès qu’il fait beau, je passe mon temps dehors, dans le jardin. J’y ai joué des tas de rôles : aventurière-exploratrice, super-héros, ou encore Indiana Jones (en faisant des fouilles archéologiques à la recherche de tessons de poteries mérovingiennes !). D’ailleurs je me voyais bien archéologue quand j’étais petite.

 

Juin 1998 : obtention du bac, série littéraire, avec mention Assez Bien. Ce n’est pas une très grande surprise, c’est surtout un sésame pour la suite. Et la suite, je n’y ai pas réfléchi très longtemps, j’ai foncé à la fac étudier l’histoire et l’histoire de l’art à Reims. Deux années passionnantes, mais aussi exigeantes. Le DEUG a beau n’avoir aucune valeur, quand on est 600 dans l’amphi le jour de la rentrée et qu’on est une soixantaine à avoir obtenu le diplôme 2 ans plus tard, on est fier de son parcours.

 

Printemps 2000 : J’ai 20 ans. Prise de conscience que les études sont sensées mener à un emploi. Comme je ne me vois pas prof (le principal débouché des filières universitaires classiques) je décide d’intégrer, sur épreuves d’admission et entretien de motivation, l’IUP Métiers des Arts et de la Culture mention Patrimoine et Tourisme d’Arras. J’en sors 3 ans et 8 mois de stages professionnels plus tard, Maîtrise en poche. Je pense alors qu’il est temps d’en finir avec la théorie et de passer à la pratique pour de bon. Je déclare mes études officiellement terminées.

 

1er décembre 2003 : C’est mon premier jour de travail. Je suis chargée de développement culturel, en emploi-jeune. Je travaille pour une intercommunalité rurale, dans ma région d’origine en Picardie. Mais cette première expérience n’est pas toujours à la hauteur de mes espérances et ébranle sérieusement mes convictions.

 

Eté 2005 : je quitte la Picardie pour Marseille, pour suivre mon copain de l’époque. Après une période de chômage et de doutes particulièrement mal vécue, je retrouve un emploi dans le secteur culturel, mais c’est de nouveau un contrat précaire et sans avenir.

 

Printemps 2006 : Je commence à rédiger mon blog « Il faut que ça sorte ! » et je prends la décision de me reconvertir dans la restauration en allant passer un CAP cuisine. Mon blog rencontre un succès inattendu à mes yeux et je suis régulièrement sollicitée par des lecteurs qui se reconnaissent dans mon parcours ou par des journalistes qui désirent m’interviewer.

 

De fin 2006 à mai 2010 : je passe une année scolaire au lycée hôtelier de Marseille Bonneveine et obtiens mon CAP cuisine par l’intermédiaire du GRETA. S’ensuivent de nombreuses expériences, courtes ou bien plus longues dans différents types d’établissements de restauration.

 

Juin 2010 : j’ai 30 ans. Nouvelles interrogations. Nouveau départ ?