Perles et insolites de mon quotidien 2, le retour

Publié le par Sen

 

alignement-de-couverts.jpgSur le modèle de ce premier article, paru il y a déjà quelques mois, voici une nouvelle salve de pures perles du quotidien dans la restauration rapide. Garanti 100% naturel, 100% vrai et vécu !!

 

  Dans mon restaurant, l’équipier est VRAIMENT polyvalent : il peut accessoirement faire gardien de vélo. Un matin, un homme rentre dans le restaurant, n’a aucunement l’intention de consommer quoique ce soit, par contre, il insiste fortement pour qu’on garde un œil sur son vélo, garé juste en face de la porte, pendant qu’il fait une course… Oui, parce que le quartier n’est pas très sûr, vous comprenez !

 

Mieux, un matin, un homme entre et veut me commander 7 cafés. Comme il est seul, je me pose un peu des questions, mais l’explication est arrivée très vite : « Ca ne vous dérangerait pas d’aller les porter aux charmantes hôtesses de la banque d’en face ? » Ben sûrement oui, je n’ai que ça à faire ! Non seulement je sers en terrasse, mais n’importe où ailleurs dans la rue !!

 

Un autre matin (les insolites, c’est quand même souvent un truc de matinée…) un énergumène de type artiste-peintre un peu bohème à l’accent italien s’est incrusté un bon quart d’heure au comptoir à me raconter sa vie en version multilingue (un mix d’anglais, d’italien et de français) pour finalement se mettre à me chanter de l’opéra au beau milieu de la salle, vide fort heureusement.

 

Voici à mon avis l’une des meilleures (vous pouvez voter si vous voulez !! )

Un jeune homme, peut-être 25/30 ans, entre, un casque sur la tête. Ce n’est peut-être pas très sympa, mais je voyais bien que ce garçon n’avait pas la lumière à tous les étages…

Il me dit enfin d’une voix lente et hachée : « Est-ce que vous pourriez me dépanner de 5 euros s’il vous plait, mon scooter et tombé en panne d’essence et je dois aller travailler à 15 km ? »

Moi qui pense : Alors, m’enfin, euh, non… mais en quoi ça me concerne ? Je ne suis pas distributeur de billets, ni une station service !

Voyant que je reste perplexe, il rajoute : « Mais si, vous savez, je suis le fils de monsieur Machin, qui est venu vous faire des travaux le midi ».

Je ne vois toujours pas. « Mais si !!! » insiste-t-il, « ma maman c’est une dame blonde, elle vient souvent ! »

Comme je lui dis qu’il doit faire erreur et que nous ne nous connaissons absolument pas, ni lui, ni son père, ni sa maman-la-dame-blonde, il tourne les talons et sort finalement sans un mot.

 

Dans mon restaurant, on aime en découdre avec la « police de la propreté » :

Oui, c’est une invention marseillaise pour faire croire que Marseille sera un jour une ville propre (ha-ha-ha).

Bref. Depuis la mise en place de cette police des poubelles, des commandements ont été énoncés, parmi lesquels : « tu ne jetteras point tes ordures dans les containers sur la voie publique avant 19h. »

D’accord. Donc si je comprends bien, je finis ma journée à 15h. Je laisse les poubelles à l’intérieur du restaurant et je rentre chez moi, MAIS je reviens sur mon lieu de travail à 19h afin d’aller jeter les poubelles, c’est ça ? C’est ce que j’ai tenté d’expliquer à un de ces charmants agents qui me tendait une jolie contravention de 35 euros.

 

Entre-temps, nous trouvons un accord durable nous accordant une dérogation pour jeter nos poubelles vers 15h.

 

C’est alors que quelques semaines plus tard, un lundi en début d’après-midi, ils passent m’offrir un autre de ces jolis tickets gagnants. Un peu étonnée (je n’ai pas encore jeté les poubelles du jour) je les interroge : un agent me répond que j’ai jeté des poubelles ce matin et que je n’ai pas le droit.

- « Ha mais je voudrais bien voir ça ! », lui dis-je aimablement, « Je n’ai pas fini ma journée et je n’ai encore rien jeté ! »

Je lui emboite donc le pas jusqu’au container incriminé et il me sort une poubelle éventrée contenant effectivement des tickets et des emballages siglés bien reconnaissables. Et là, comprenant tout, je lui dis avec un grand sourire :

"Mais ça Monsieur, c'est la poubelle que j'ai jetée samedi après-midi!".

- « Ha mécépapossible ça», rétorque-t-il, « les poubelles sont ramassées deux fois par jour même le week-end il est IMPOSSIBLE que cette poubelle soit là depuis samedi. »

Et pour me clouer le bec, il appelle devant moi les éboueurs qui BIEN ENTENDU lui confirment qu’ils sont bien passés collecter les ordures. (Comme si ils allaient dire que ben non, ce week-end ils avaient un peu la flemme et ils ont ramassé une poubelle sur deux)

Suite à cet incident, ma patronne, hors d’elle (et pour une fois j’étais bien d’accord avec elle), m’a demandé expressément de laisser la poubelle du samedi suivant bien en vue sur le trottoir pour voir ce qui se passerait ; Et devinez quoi ? La poubelle a été ramassée et pas de trace de la moindre contravention !

 

 

Et pour finir, les Bonus (c’est cadeau, c’est comme ça, plaisir d’offrir, joie de recevoir messieurs-dames) :

 

Un jour, mon équipière a cassé en deux la carte bleue d’une cliente en l’introduisant dans la machine. La prochaine fois la cliente l’introduira elle-même je pense. (Rires sardoniques)

 

« Vos sandwiches ils sont en vrai pain ? » (Existerait-il du faux pain en plastique ??? On m’aurait menti ?)

 

« Ha mais votre machine à café c’est un peu la même que la mienne. Mais moi je comprends pas : quand je mets une capsule, y a pas de café qui sort. Vous savez pourquoi ? » (Non mais est-ce que j’ai l’air d’un S.A.V pour machines Nespresso ???)

 

Un peu cliché mais pourtant vrai : un midi, deux russes passablement éméchés ont débarqué à la recherche de vodka. Ils sont finalement repartis avec de la soupe. Si ça c’est pas de la force de vente. (tougoudoum tssssiii)

 

THAT’S ALL FOLKS !

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Nicolas Douaud 23/06/2010 13:27



 


« Vos sandwiches ils sont en vrai pain ? » (Existerait-il du faux pain en
plastique ??? On m’aurait menti ?) Hahahahahahahahahhahahaha a peine croyable !waouuu hahahahah.