Mon expérience dans la restauration rapide, part 1 : Les débuts

Publié le par Sen

rest-rapide---sandwich.jpgJe n’ai pas raconté grand-chose de ma dernière expérience professionnelle jusqu’à maintenant. Et pour cause : j’ai toujours dit que je n’aimais pas écrire sur mon poste en cours d’une part parce que je risquais de manquer de recul sur ce que j'étais en train de vivre, d'autre part parce que j'étais quasi obligée à l’auto-censure au cas où j’avais des choses négatives à dire.

 

Je n’ai pas voulu non plus en faire le récit tout de suite après avoir arrêté d’y travailler, car j’avais peur d’être encore trop impliquée et de toujours manquer de recul. Cela fait 3 semaines environ maintenant et je pense que je suis prête à le faire. Je n’ai pas changé d’avis sur la question mais je me sens prête à en faire le récit le plus objectif possible.

 

Lorsque j’ai commencé à travailler dans cette petite entreprise de restauration rapide, il y a maintenant presque 2 ans, je venais de quitter un CDI dans un grand hôtel-restaurant haut de gamme. Je travaillais à l'intérieur d'une plage horaire potentielle entre 11h et 4h du matin, 7j/7, réparti au bon vouloir du Chef, à la semaine. Mes jours de repos ne tombaient quasi jamais le week-end et il m’arrivait de travailler jusqu’à 10 ou 11 jours d’affilée sans repos. Enfin, à travailler si souvent le soir, les week-ends, voire carrément la nuit, je touchais moins de 1200€ net. Mais tout ça, j’en parle surtout ici.

 

Ce poste semblait bien plus avantageux, à tout point de vue : c’était un CDI également, les horaires étaient bien plus agréables, du lundi au vendredi de 8h à 15h et on me proposait un salaire de 1200€ net avec beaucoup moins de contraintes.

Au début, « restauration rapide » ne sonnait pas super à mes oreilles. Puis je me suis rendue compte qu’il s’agissait de produits frais, que tout était préparé sur place et que les menus vendus à la clientèle constituaient des recettes équilibrées, saines et originales. Alors j’ai trouvé le compromis satisfaisant et pensais même avoir trouvé une place où je resterais longtemps. En effet, l’entreprise étant encore jeune, il y avait de belles perspectives d’évolution pour l’avenir et l’idée de ne pas rester « sur le terrain » à faire des sandwiches et des salades m’a assez vite traversé l’esprit.

 

J’ai travaillé au départ dans une petite unité de vente, le plus petit des 3 restaurants ouverts sous cette enseigne jusqu’à présent. C’était aussi celui qui générait les plus gros bénéfices et où affluait chaque midi une clientèle très nombreuse qu’il fallait servir très rapidement afin d’éviter d’engorger les locaux déjà très petits. C’était physique. Le travail de production le matin était dense car il fallait préparer un nombre de salades, sandwiches, desserts, jus etc. en proportion du nombre de clients qu’on attendait pour le midi et vu l’exigüité des lieux, c’était un défi quotidien qu'on était deux à relever. Le service aussi était musclé. Il était dense, continu, long et vu que j’ai commencé à travailler là bas en été, il faisait aussi TRES chaud. Mais qu’à cela ne tienne, je venais des grandes cuisines, alors le rythme, la chaleur... j’en avais vu d’autres !

 

Alors bien sur, il y a toujours certaines choses qui vous chiffonnent dès le départ et auxquelles vous faites la sourde oreille pour ne pas entamer votre enthousiasme. Cette entreprise était TRES majoritairement féminine, à commencer par sa dirigeante. Alors ce n’est pas en soi un problème, hein ! On est d’accord ! Mais il y a quelquefois quelques atmosphères féminines qui ne sont pas super saines. Je trouvais que le peu d’hommes qui travaillaient là étaient facilement moqués voire dénigrés. Genre ici, c’est « Girls Powaaa ». Moi qui ai toujours apprécié la compagnie masculine, je trouvais ça un peu déplacé. D’autre part, je restais très méfiante vis-à-vis des opinions très changeantes des uns et des autres envers leurs collègues ou subordonnés. En effet, j’ai trop souvent entendu encenser quelqu’un pour finalement l’enfoncer et le dénigrer totalement 3 mois après… pour finalement le remonter sur un piédestal 3 mois plus tard ! J’ai tendance à penser que quand on s’est fait une opinion sur quelqu’un, d’une part on n’en change pas toutes les saisons, d’autre part quand on est son supérieur, il me parait déplacé d’aller cancaner sur le sujet avec tous les autres employés. Et puis, tout ce qu'on dit sur les autres... ça peut aussi vous arriver!

 

Malheureusement pour moi ce n’était pas le seul désagrément. En fait, je me suis fait arnaquer dès le premier jour, avant même de signer mon contrat, mais ça, je ne l’ai su que beaucoup plus tard.

 

A suivre...!

Commenter cet article

Myriam 16/06/2010 20:37



Ben tu as l'art du suspense, comme dans les feuilletons où ils coupent juste au moment où on va savoir qui est l'assassin ! Vite la suite !


PS, j'ai voté oui oui oui !



Sen 16/06/2010 21:32



haha! J'ai une conscience aigue du cliffhanger à l'américaine sans doute ai-je
trop regardé "Lost"!!


mais t'inquiètes, la suite arrive dès demain et dans les 4 jours qui suivront. Sauf modifs de dernière minute, j'ai à priori déjà presque tout
écrit.


Merci pour les votes!!