Mes 5 métiers rêvés - n°3, chanteuse de rock/métal

Publié le par Sen

Une conjonction de signes m’a soudainement fait apparaitre cette (brillante) idée d’articles pour mon blog : tout d’abord le site Ma Vie Pro a récemment lancé une série sur les métiers qui font rêver, puis j’ai lu un article dans un magazine sur les métiers de l’archéologie et enfin le hasard de la zapette m’a fait tomber sur un téléfilm allemand à propos d’une tornade dévastatrice qui menace Berlin ! Et c’est de cette formidable suite d’évènements qu’a jailli l’inspiration créatrice !! Hem. Ok, j’en fais trop. Bref.

 

Alors, soyons clair, si tous les métiers que je vais décrire existent vraiment, ils ne sont pas toujours très réalistes, surtout dans ma façon de les aborder, volontairement, euh… onirique ? Idéalisée ? « Bisounourssisée » ??

 

Que ne m’en soucie-je guère, l’objectif de l’exercice est plus de « se lâcher » en libérant son imagination, sa fantaisie et ses rêves les plus fous que de se plomber les ailes à coup de « c’est pas possible », « ça n’arrivera jamais » de « non mais tu crois au Père Noël ma pauvre fille » et autres joyeusetés qui n’aident pas réellement à garder le sourire et à appréhender sereinement aujourd’hui, demain et après-demain !

 

3 - CHANTEUSE DANS UN GROUPE DE ROCK METAL

 

lucy---me-20091107.jpgIci parle l’ « artiste » qui est juxtaposée à « conventionnel » juste après le « slash » (voir cet article pour comprendre). Les activités artistiques, et surtout la musique, ont toujours fait partie de ma vie. Depuis très petite, où n’importe quel jouet pouvait se transformer instantanément en instrument de musique, jusqu’à mes années de solfèges, de piano et de chorale au conservatoire municipal et enfin jusqu’à aujourd’hui, où je cumule les petits projets et m’arrange toujours pour chanter régulièrement.

 

Et pourquoi le rock-métal me direz-vous ? Ben parce que ça me parle ! C’est une musique pleine d’énergie, une musique exutoire, prenante, vibrante qui demande un engagement total pour celui qui la pratique. Quand on chante du métal, à plus forte raison en chant saturé (avec plus ou moins de grain dans la voix), pas de demi-mesure : on donne tout ce qu’on a, on se lâche, on vit sa musique. Et ce que certains appellent violence, moi je l’appelle énergie car ceux qui la reçoivent l’aiment parce qu’ils la captent au lieu de la subir.

 

Chanter dans un groupe de métal professionnellement, ça a de la gueule ! On sort des albums, on chante les compos qu'on a faites avec son groupe, on part en tournée, on joue sur des scènes qui en jettent, avec un public de plusieurs centaines de personnes, parfois plusieurs milliers, on joue aussi sur les grands festivals européens, le Hellfest, le Graspop, le Wacken… On est interviewés par la presse spécialisée, on a sa photo dans Rock Hard, Metallian ou Terrorizer

 

Et en fin de compte, le reste du temps on a la paix, parce que vous n’êtes une « star » que dans votre milieu. En effet, le rock/métal, c’est tout de même relativement underground, surtout en France, et dans la rue la plupart des gens ne savent pas qui vous êtes. En France, si vous êtes pro, c’est que vous êtes intermittent du spectacle. Alors votre objectif est de cumuler le nombre de dates requis pour conserver votre statut et le reste du temps, vous chantez, vous composez… Certains ont plusieurs projets en parallèle, d’autres donnent des cours de chant, etc.

 

Mais en fin de compte beaucoup ne sont pas professionnels et tentent d’assouvir leur passion en la conciliant avec une vie professionnelle tout ce qu’il y a de plus normale ! Cela donne 35h de taf par semaine, plus au minimum 1 répét’ un soir dans la semaine, souvent plus. Des dates de concert le week-end, les vendredi, les samedi. Des congés pris exprès pour partir en tournée une semaine, voire 10 jours ou plus, en France comme à l’étranger, et on case un maximum de dates dans les trous pour rentabiliser au mieux l’expédition qui se résume la plupart du temps à 5 gaillards entassés dans une camionnette qui a connu la Libération de 45, et se partagent la place avec des amplis, des guitares, une batterie, etc… Et ça, c’est la vie de mon chéri et de son groupe, Ibogaïne, qui malgré un album signé par un label, n’est pas pro pour autant.

 

Autant vous dire qu’il vaut mieux avoir sa passion solidement chevillée au corps ! Alors, qui veut crier avec moi ?

 

Devenir une rock star vous parle ? Je vous conseille :

 

- L’écoute de ces groupes rock métal français à chanteuses que j’aime beaucoup : ETHS ou aussi les très déjantés PIN-UP WENT DOWN que j’adore !

 

- De galérer pendant des années à trainer vos compos dans des bars où vous compterez en moyenne 20 spectateurs, dont 15 qui sont là par hasard. Après, si vous en avez marre que personne ne vous prête aucune attention, vous pouvez changer votre nom quelconque de Stéphanie Germanotta pour Lady Gaga et vous trouver un look aussi provoquant que fantaisiste, ça peut aider.

 

- Sinon, vous pouvez toujours tenter un télécrochet style la Nouvelle Star, mais sachez qu’avec un style musical aussi peu « mainstream », vous avez assez peu de chance de convaincre à moins de vous laisser aller à chanter des choses TRES éloignées de votre univers d’origine.

 

- Mieux : vous êtes producteur, vous passez par là par hasard et vous voulez faire de moi votre prochain succès : ruez-vous donc sur mes pages MySpace !! Ma page perso ou la page de mon projet My Precious Monster !! Assurément les succès de demain !!

 

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