Dis-moi comment tu communiques, je te dirai qui tu es!

Publié le par Sen

communication.jpgAujourd’hui je me suis livrée à un exercice. J’ai essayé de me mettre à la place de quelqu’un qui lirait mon blog et interprèterait tour à tour « au pire » et « au mieux » mes messages.


Me faisant tantôt l’avocat du diable, tantôt mon propre avocat, j’ai tenté une analyse de ma propre communication à travers 3 exemples sur le mode d’une phrase ou « pensée » que quelqu’un qui me lit pourrait avoir, tantôt positive, tantôt négative. Le quelqu’un (soyons honnête !) étant plutôt un recruteur/collaborateur potentiel !


Je me pose souvent la question du « comment suis-je perçue ? ». Pas seulement à travers ce blog, aussi dans la vie de tous les jours. Il parait qu’on a souvent des surprises. J’avais lu des choses à ce sujet notamment concernant des entretiens d'embauche, où l’on a le sentiment d’avoir véhiculé une bonne impression alors que le recruteur en face n’a pas du tout ressenti la même chose ! Dans un autre domaine, moi qui ai eu l'occasion de me produire sur scène (rappelez-vous, je chante!) on est souvent surpris quand on se voit sur un film ou une photo et qu'on ne reconnait pas l'image qu'on croyait avoir!


La communication n’est pas une science exacte apparemment, elle n’est pas universelle et grand nombre de messages qui peuvent paraitre parfaitement clairs pour celui qui les émet, ne sont pas du tout interprétés de la façon attendue par celui qui les reçoit !


Alors voilà, je ne prétends pas être une grande experte en communication, loin de là, j’ai juste essayé de réfléchir en combinant bon sens et instinct. J’ai joué à « interprétons les nuages de fumée » !!

 

1er exemple : « Parce que la vie professionnelle est un combat de tous les jours » C’est écrit dans mon bandeau en haut de mon blog.


Cela peut donner : « Hum, elle compare la vie professionnelle à un combat, il ya une idée de souffrance derrière tout ça. Travailler est peut-être pénible pour elle. Ca ne donne pas envie. »

Ou au contraire : « hum, voilà quelqu’un d’offensif, de combatif justement. Elle semble admettre qu’elle a connu des déboires déplaisants dans sa vie professionnelle, mais n’en reste pas là. Il y a une dynamique, de la motivation dans sa quête. Ca donne envie. »

 

2ème exemple : Dans mon article « Je veux la lune. Et alors ? » J’ai clamé mon attrait pour la liberté dans le travail :


Cela peut donner : « Hum, chieuse potentielle. Supporte mal les contraintes, peut-être aussi les ordres ? Ca ne donne pas envie »

Ou au contraire : « Hum, voilà quelqu’un d’indépendant et autonome qui doit aimer mener des missions variées et ponctuelles. Ca donne envie. »

 

3ème exemple : J’ai consacré 5 articles à décrire mes métiers rêvés : c’était pour moi un peu une façon de faire le point sur mes aspirations en me donnant une bouffée d’air.


Cela peut donner : « Hum, voilà quelqu’un qui est dans le rêve, pas dans la réalité concrète. Ce n’est pas rassurant. Ce ne donne pas envie. »

Ou au contraire : « Hum, elle utilise son imagination à des fins créatrices, elle semble avoir facilement des idées. Ca donne envie. »


En effet, le « terre-à-terrisme » acharné ne me réussit pas. Je manque terriblement d’ambition et de créativité quand je vole en rase-mottes. Ca me plombe, ça me bloque et je finis par trouver tout horriblement impossible et au final je ne fais rien, ou presque, par découragement anticipé. Me laisser aller à rêver me fait pousser les ailes, me donne cet allant indispensable pour atteindre, à défaut d’objectif suprême, au moins quelque chose qui s’en rapproche.

 

Quoiqu’il en soit, au-delà de savoir ce qu’un tel ou une telle aura pensé en lisant ce blog, je suis persuadée qu’il ne sert à rien de tricher. Il ne sert à rien d’essayer de paraitre « idéal », de lisser les angles, de coller à une image (sans doute fausse de toutes façons) que je pourrais me faire d'une candidate parfaite, d'une employée parfaite, que sais-je encore ? Je suis persuadée qu'on ne peut pas jouer un rôle éternellement, la vérité finit toujours par resurgir.


Je suis moi, avec mes qualités et mes défauts. Mes qualités seront utiles à quelqu’un, à quelque chose j’en suis sure. Quant à mes défauts, ils ne sont pas pire que ceux d’un autre et comme tout le monde en a, on fera comme pour n’importe qui : on s’en accommodera !

 

PS : vous noterez que je m’efforce chaque jour de faire moi-même l’illustration de mon article. Jusque là j’ai toujours fait dans la photo, mais aujourd’hui n’ayant pas vraiment sous la main de quoi illustrer ma pensée, je me suis collée à l’illustration, avec plus ou moins de, euh, talent. Désolée !

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France 15/06/2010 14:25



Je trouve très juste votre analyse de la communication & des interprétations que l'on peut en faire. Vous avez trouvé la conclusion par vous-même : être soi-même avant tout, pour ensuite
trouver le métier & l'environnement qui seront les + appropriés. C'est exactement le travail que l'on fait lors d'un bilan de compétences (on vous l'a déjà dit d'ailleurs...). Continuez à
réfléchir, vous allez certainement y voir de + en + clair en avançant.


PS dans la série des "Artistiques/Conventionnels", allez voir mon blog & vous vous sentirez moins seule !



Sen 16/06/2010 14:13



Bonjour France!


Merci pour vos commentaires et vos encouragements. j'ai retrouvé le commentaire de l'année dernière auquel vous faisiez référence la dernière fois. J'attends un peu de voir ce que Paul Emploix a dans sa besace, mais je pense qu'effectivement qu'un accompagnement de type
bilan de compétence et construction de projet professionnel me serait bénéfique, même si je le fais déjà un peu toute seule sur ce blog.


Et effectivement, je vois que le côté "artiste" de la force est avec vous aussi! très agréable ce blog!