7 ans de réflexion

Publié le par Sen

12 novembre 2010. Voici la date de mon dernier post sur ce blog, annonçant que je travaillais sur un projet sur lequel je ne souhaitais pas en dire plus à l’époque.

Maintenant, le moment est venu.

J’ai travaillé plusieurs mois durant à mettre en place ce projet, à développer mes idées puis je l’ai concrétisé et hiver. Quelques mois après, me revoici pour en parler plus longuement !

 

Mettons fin immédiatement au suspense, voici ce que j’ai fait : j’ai créé ma propre activité d’enseignement musical en créant VIBRATIONS, auto-entreprise d’enseignement du chant et de piano !!

 

Si on se remémore un peu toutes mes péripéties, on constate que mon activité professionnelle est, depuis ses débuts, pour le moins mouvementée ! Des études d’ingénierie culturelle et touristique, des emplois précaires, du chômage, des désillusions, une reconversion dans la restauration, un CAP cuisine, de la gastronomie puis de la restauration rapide et me voilà 7 ans plus tard, en juin 2010, dans une nouvelle phase de chômage, choisie cette fois.

 

Alors cette fois j’avais décidé de bien en profiter, dans le meilleur sens du terme possible. A quoi cela sert-il de se jeter sur le premier boulot qui passe ? L’expérience m’a montré que ça ne fonctionnait pas avec moi. Le travail c’est important, j’ai déjà longuement disserté à ce sujet ici même. Quitte à passer au moins 8h par jour et 40 ans de sa vie, il est capital d’en retirer quelque chose et je fais (malheureusement ?) partie de ces gens qui sont incapables d’aller faire n’importe quoi juste pour le salaire de fin de mois.

 

Quoi d’autre me concernant ? Malgré les qualifications de « courageuse » qu’ont m’a souvent attribué ici (et merci pour cela d’ailleurs), la peur m’a beaucoup caractérisée toutes ces années. La crainte du chômage, du déclassement social, l’évitement des conflits, des gens m’ont fait peur, la peur de mal faire, d’être jugée, de « faire des vagues », l’envie (ou le besoin) de rentrer coûte que coûte dans un moule social, le manque d’affirmation, prendre sur soi, toujours… Autant d’attitudes qui ont été mauvaises conseillères durant tout ce temps.

 

Alors oui, j’ai profité de ce moment pour me faire plaisir et tenter un truc un peu fou : en vivre !

Si vous m’avez un peu suivie ici sur mon blog, vous savez que la musique et le chant ont toujours occupé une place très importante dans ma vie. D’abord dans le cadre de mes loisirs, mon apprentissage et ma pratique du chant ont pris de plus en plus de place jusqu’à un niveau qui flirte avec la sphère semi-professionnelle. Des amis, mon premier professeur de chant aussi m’ont mises sur la voie en me suggérant que je pourrais enseigner le chant. Sur le coup, j’en ai ri, puis pourtant l’idée à fait son chemin dans ma tête…

 

Et puis tout s’est imbriqué. J’ai quitté mon dernier emploi dans la restauration et parallèlement mon activité dans le monde musical s’est encore accrue, des personnes m’ont même contactée spontanément en me demandant si par hasard je ne donnais pas de cours car elles seraient intéressées ( !!), puis j’en ai un peu plus parlé autour de moi et on m’a encore encouragée. Alors j’y ai sérieusement réfléchi : j’ai travaillé, j’ai préparé ma méthode, j’ai étudié mon « marché », élaboré ma communication et le 5 février 2011, je créais mon auto-entreprise !

 

Avant de commencer je me demandais si j’en serai vraiment capable. Est-ce que je vais savoir expliquer correctement ? Est-ce que je vais bien comprendre les attentes de gens ? Savoir leur parler ? Et puis dès mes premiers cours j’ai compris que j’adorais ça ! Ca me paraît simple, évident !

 

Aujourd’hui je suis encore en phase de développement et je travaille très régulièrement à me faire connaître le plus possible localement afin d’accroître le nombre de mes élèves en espérant atteindre le plus rapidement possible le seuil qui me permettra d’être autonome.

 

Je prends un chemin risqué, mais je l’assume beaucoup mieux que tous les choix de confort ou de « normalité » que j’ai fait auparavant.

Est-ce à dire que je ne changerai plus jamais d’activité professionnelle ? Bien présomptueux est celui qui pourrait affirmer cela de nos jours. Je ne sais pas de quoi l’avenir sera fait et à priori, si ça ne tenait qu’à moi, oui, je me verrais bien enseigner et pratiquer le chant toute ma vie, mais je sais très bien que si un jour cela s’avérait trop difficile d’en vivre, je serais forcée de revenir à des solutions bien moins sexy et plus terre à terre.

 

Mon site Internet : http://www.vibrations-chant.fr

 

Pour mes éventuels lecteurs de ma région (sait-on jamais ??) je suis basée au nord des Bouches du Rhône à côté de Cavaillon, Avignon, Saint Rémy de Provence, Salon de Provence, etc… !

Et je n'en ai pas encore fini, je reviendrai ici d'ici peu! 

Commenter cet article

sarah 25/11/2014 23:42


Je pense qu’on a un peu tous vécu la même chose. On titube, on ne sait pas trop où on va, ou ce que l’on doit faire, mais au final, on se rend compte que ce l’on désirait le plus était devant nos
yeux.

Ginette 30/09/2011 09:27



 


Bonjour!


Les 1200 recettes de «LA CUISINE POUR TOUS», livre de Ginette Mathiot paru en 1955, sont rassemblées sur un site mémoriel, simple et pratique.


http://www.SAPIDE.fr


Merci d’y jeter un coup d’œil et de le faire connaître si vous le jugez utile.


Bien cordialement,


G.



Barbra 04/09/2011 17:51



Félicitations ! C'est génial !


J'avais découvert ton blog au début de ta préparation du CAP, et venais checker de temps en temps l'évolution, tout en restant une lectrice fantôme (ceci est mon premier commentaire).


Cela fait du bien de voir que malgré les parcours chaotiques, on finit par cerner au fil des années ce qu'on souhaite, et surtout ce qu'on ne souhaite pas. Je suis actuellement en période
chaotique, enfin disons plutôt que n'ayant jamais eu de réelle passion définie et aucune aide dans l'orientation, le chaos professionnel me définit assez bien  depuis toujours. :D J'envie
d'ailleurs les gens comme toi qui sont depuis petit passionnés par quelque chose, et c'est encore mieux quand on peut faire de sa passion son métier ! (J'ai toujours été transportée par plein de
choses, mais ça a toujours été éphémère, et jamais abouti, il n'y a que cuisiner qui ne me lasse pas)


J'ai décidé de délaisser définitivement mon parcours scientifique (je vomis maintenant les sciences -au niveau études- par tous les pores de ma peau), pour me reconvertir dans un CAP Cuisine
également. N'ayant pas encore 25ans, je ferai une formation en CFA. Je suis donc en pleine recherche d'un apprentissage. Oui, c'est tard pour la recherche, mais je viens il ya à peine une semaine
de démissionner de mon ancien emploi (rien à voir avec les sciences d'ailleurs, le secrétariat en cabinet médical, ou la science d'être un larbin pour doctoresse insatisfaite et ingrate) et me
retrouve dans une situation "d'urgence". Les cours commençant à la fin du mois.


Vu que tu connais un peu l'univers, tu pourras peut être éclairer ma lanterne.


Je compte faire ce CAP en cuisine, mais mon "projet pro" est plus centré sur la pâtisserie, j'enchainerai ma formation en cuisine par une formation en pâtisserie.


Pourquoi donc passer par le CAP cuisine ? 


Pour des raisons pécunières tout d'abord et la sécurité de l'emploi, j'imagine (à tort ?) qu'il est plus aisé - car moins spécifique - de trouver du travail dans la Cuisine en général que la
pâtisserie. Puis également parce que j'ai envie tout simplement d'arrêter de faire de la tambouille (parait-il tres bonne certes) et savoir apprendre à réellement cuisiner, connaître les
techniques/méthodes, pour la culture personnelle en fin de compte. Donc je commence par la cuisine pour m'ouvrir le plus de portes pour ensuite faire de la pâtisserie.


La question du choix de la structure dans laquelle faire mon apprentissage se pose alors.


Penses-tu que faire son apprentissage chez un traiteur et non un restaurateur est judicieux ? Où il est préférable que je choisisse un restaurant ?


Le prof du cfa m'a interpellée par cette phrase "Généralement les cuisiniers font de très mauvais pâtissiers", et c'est vrai que depuis, en regardant la carte des restaurants, je constate que les
pâtisseries/desserts sont rarement très élaborés. Bon, il est vrai aussi que je n'ai pas les moyens de manger dans les restaurants gastro, donc je ne parle que des restaurants moyen de gamme.


Selon moi, travailler chez un traiteur semble du coup être un bon compromis, le traiteur étant amener à réaliser des pâtisseries plus "techniques" que le restaurateur, ayant plus de temps pour le
faire (il sait d'avance ce qu'il doit préparer et pour quelle date, il a le temps de s'organiser). Je crains toutefois une chose, pense-tu qu'un traiteur puisse être aussi efficace  dans
l'aide à la préparation de l'examen terminal ?


Merci pour tes éventuelles réponses, et désolée pour la longueur du commentaire, j'ai du mal à être concise quand un sujet me tient à coeur ! 


J'attends avec impatience le prochain article !


 



Flo 21/08/2011 00:28



Waouh ton blog est passionnant, j'ai commencé à le lire hier et je viens tout juste de le finir!!! j'ai dévoré tes pages de A à Z!!!!! Bon courage et bonne chance pour ton entreprise, j'espère
que ça marche du tonnerre!


Florence



Sen 22/08/2011 13:56



Merci beaucoup pour ton commentaire, ça me touche toujours beaucoup!! :-)))


Je viendrai donner quelques nouvelles de mes péripéties dans quelques temps ;-)



Modjo 19/07/2011 20:55



Bravo! Ca fait plaisir de voir que tu gagnes ta vie avec ta passion! Je te souhaite de paser le cap de la première année d'activité sans encombres!


Il a une question que j'ai envie de poser depuis longtemps à un prof de chant: est-ce que quelqu'un qui chante faux (moi par exemple ;) peut apprendre à chanter juste ou mon cas est-il désepéré?


Je suis admirative du courage qu'il a du te falloir pour te lancer!