La reconversion : vers un phénomène de société?

Publié le par Sen

Je voulais juste signaler la parution d’un article dans le Figaro lundi dernier à propos de la reconversion. En effet, l’article porte sur les jeunes diplômés qui changent déjà de métier à 30 ans à peine. Inutile de préciser que j’ai lu avec attention l’article !
Je ne me suis toutefois pas vraiment reconnue dans les exemples et témoignages cités puisque l’article met particulièrement l’accent sur les diplômés de grandes écoles, jeunes cadres et managers, qui changent de voie et ce souvent pour une situation plus précaire, comme cette jeune femme qui quitte un cabinet de conseil en organisation pour devenir comédienne. Je me considérerais plutôt dans le cas inverse, dans la mesure je quitte la culture et sa précarité pour intégrer un secteur plus porteur !
Il semble toutefois que la reconversion professionnelle soit un phénomène de plus en plus courant et surtout de plus en plus prématuré ! Un certain nombre d’hypothèses sont avancées par le journal pour l’expliquer : orientation mal préparée, poste décevant, manque de sens dans son travail sont autant de facteurs qui peuvent pousser les jeunes diplômés à repenser leur parcours professionnel, et cela très tôt, « pendant qu’il en est encore temps », comme il l’est très justement remarqué dans l’article. La présence de 8 personnes en Congés Individuel de Formation en CAP Cuisine à la rentrée ainsi que mon propre cas semblent renforcer ce postulat…

En parallèle, je note également la parution d’un
article corollaire au précédent sur les secrets d’une reconversion, paru le 11 septembre dernier également. Un peu court et pas aussi instructif que l’article que j’avais déjà signalé précédemment, mais intéressant quand même.

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CBV 22/09/2006 19:08

interessant l'article du figaro ainsi que les autres en lien... c'est marrant comme le fait de parler de reconversion signifie pour beaucoup "changer de métier pour s'éclater et souvent gagner moins". Travaillant dans le management culturel et à la recherche d'un poste (tout en enchainant les CDD), j'adore ce que je fais et ce pour quoi je suis formée. Mais dans le culturel, le spectacle, la vérité est que l'on est mal payé pour un nombre d'heures illimitées. C'est vrai que le métier est passionnant, mais pour un confort quotidien médiocre. Alors je me demande si je ne ferais pas mieux d'aller chez un grand groupe avec des RTT et des primes (!), ou alors à l'IUFM pour être fonctionnaire. Je pourrais ainsi mettre de l'argent de côt é pour voyager, imaginer fonder une famille, emprunter de l'argent à ma banque (enfin) et ne plus être considérée précaire. Je suis ravie de voir et de lire surtout que je ne suis pas la seule dans ce cas là...Ca rassure mine de rien!
Bonne continuation à tous, et félicitation pour ce blog.

Sen 24/09/2006 19:58

CBV, contente de voir que l'article t'a intéressée! Et non, tu n'es pas la seule, et je me suis fait la même réflexion que toi en découvrant le nombre de gens qui se posent des questions ou qui saute le pas du changement professionnel. Le contexte actuel difficile y contribue beaucoup.Je te souhaite surtout d'être heureuse de ce que tu fais au moment où tu le fais! Si la satisfaction que tu retires de ton travail dans la culture et plus fort que les inconvénients, alors c'est OK, c'est quand la balance te parait déséquilibrée que le changement est parfois salutaire!à bientôt en tout cas et bon courage!

kittyscarlett 20/09/2006 11:02

c'est re moi, parce que cet article tombe vraiment bien, ça me rassure quelque part, c'est fou de voir que sa reflexion que l'on croit tres personnelle finalement est partagée par le plus grand nombre, dans le meme genre , juste pour partager les experiences j'en profite pour parler du blog de ma copine la kokotte qui était aussi en SSII et qui est maintenant à l'IUFM! http://laminutekokote.over-blog.com/
Au fait j'ai suivi tes aventures pour ton inscription ,j'en ai parlé autour de moi et tout le monde trouvait ça aberrant, je suis contente que l'affaire se termine bien , maintenant je te souhaite une année sereine

Sen 21/09/2006 09:03

Kitty Scarlet, je suis ravie de voir que l'article déniché t'as été utile! Je me suis un peu fait la même réflexion que toi en le lisant : j'aimais croire que ce que je faisais était un brin original mais je m'aperçois qu'il est de plus en plus difficile de sortir des sentiers battus de nos jours.... pffffff! ;-))))Et merci pour avoir relayé l'article sur ton blog!!Je connais le blog de Kokote, je le visite de temps en temps, je crois qu'elle a déjà du laisser un com ici....Les reconversions sont toujours intéressantes, voire épatantes... c'est drôle de voir comment on peut passer d'un métier à un autre qui n'a strictement rien à voir!!En tout cas, merci de ton soutien durant les longues semaines de "guerre épistolaire"!!

kittyscarlett 20/09/2006 10:54

merci pour cet article, je vais lire ça avec attention. Je fais aussi partie des gens en periode de reconversion (au tout début ) et donc ceci n'est meme pas original !? mince alors ! :o)) si on peut meme plus faire sa crise de la trentaine toute seule ;o)

4largo 19/09/2006 10:29

C'est juste une question de connotation : pour moi la reconversion rime avec perte d'emploi, galère au chômage et obligation de changer de boulot, pas par goût mais par nécessité.Le changement d'orientation est un choix professionnel lié à des motivations personnelles.  J'ai quitté un job plaisant et bien payé (je dois être ouf) pour créer une boite uniquement par envie. C'était pour moi le bon moment (j'aurais pas fait la même chose avec 10ans de plus : à 45 balais c'est quand beaucoup plus difficile de retrouver du boulot si ça foire).  Voilà le distingo que je fais entre reconversion et changement d'orientation. C'est une appréciation toute personnelle, j'en conviens !

Sen 19/09/2006 10:52

Ok, je vois mieux. Dans ton cas, tu as apparemment quitté quelque chose de bien pour quelque chose d'encore mieux, en termes de motivation, de sens si j'ai bien tout compris. C'est vrai que ce n'est pas forcément le cas de tout le monde, pour qui le départ de la réflexion est fondé sur un problème, un mal-être, une déception... voire effectivement une nécessité due à la perte d'emploi.mon cas est un peu mixte je pense... ma démarche est aujourd'hui un choix , mais je pense qu'avec le temps il y avait un risque pour que mon choix se transforme en nécessité vu les difficultés de mon secteur d'origine...

4largo 18/09/2006 09:17

Je ne pense pas qu'il faille parler de reconversion (connotation : j'ai plus de boulot et j'en cherche un autre à tout prix) mais plutôt de changement d'orientation professionnelle. Je ne crois pas plus au concept "un métier pour la vie", plus on avance dans la vie, plus on évolue et donc forcement nos envies changent et l'appel d'autres expériences se fait plus fort. Ca devient de plus en plus vrai pour tous, mais encore faut-il avoir la liberté de changer !

Sen 18/09/2006 10:30

Je ne suis pas sûre d'avoir tout compris de ce que tu a voulu dire Largo! C'est peut-être parce qu'on est lundi matin et que le Week-end fut chargé....!!Pour qui ou pour quoi ne faut-il pas parler de reconversion Largo? Je ne suis pas certaine de saisir vraiment la nuance entre reconversion et changement d'orientation professionnelle. Fais-tu une différence surles motivations ou sur la situation de départ?Pour ce qui est du concept "un métier pour la vie" je suis d'accord avec toi, mais je pense quand même que l'époque y fait beaucoup. Avant on changeait peut-être moins de métier parce qu'on s'en sentait moins obligé ou "pressé". Les difficultés professionnelles n'épargnent plus grand monde de nos jours et l'un des secrets pour éviter de couler est d'être mobile, alerte, en perpétuel mouvement. Si je n'avais pas rencontré les difficultés que j'ai eues dans la culture, j'aurais probablement continué sans me poser de questions. Les difficultés sont un déclencheur de réflexion et sont un moteur pour évoluer. non?