Journal de guerre - encore et toujours

Publié le par Sen

Euh, entre-temps je me suis aperçue que j’avais oublié de mentionner un élément capital dans l’évolution de mon histoire ! Comment ai-je pu oublier de vous rapporter que Mardi, pour la première fois depuis des mois, j’ai enfin parlé de mon possible départ à ma compagnie ??? En effet, voyant le temps devant moi se rétrécir comme une peau de chagrin, j’ai finalement décidé que 1 mois avant le début des cours était le délai maximum au-delà duquel je ne pouvais pas aller par respect pour la compagnie. J’ai alors expliqué mon histoire, mes réflexions, ma décision de reconversion puis enfin mes soucis de dernière minute avec mon financement et donc mon impossibilité de poser une démission officielle dès aujourd’hui. La nouvelle a été accueillie calmement, avec beaucoup de compréhension et sans animosité apparente. Il faudra maintenant gérer les dernières semaines à passer ensembles, du moins je l’espère…

Mercredi 30 août 2006 : … Rien ! Journée calme, plate, désespérément vide, sans nouvelle aucune à propos de ma formation. Je décide donc de faire avancer une fois de plus les choses moi-même. N’ai-je pas dit il y a quelques temps que pour moi attendre était une activité inefficace et sans intérêt ? Donc si les nouvelles ne viennent pas à Sen, c’est Sen qui va aux nouvelles ! C’est pourquoi en sortant du boulot ce soir je suis allée rendre visite au Chef du restaurant où j’ai fait mon stage en juin (Cf Episode 14 ). Je lui avais envoyé un mail dès le 17 août pour le mettre au courant de mes déboires et lui demander conseil, mais il était à ce moment là en congés… Et lorsqu’il est revenu de vacances, les centaines de mails qui l’attendaient sont à peu près tous passés à la trappe ! Il n’était donc pas du tout au courant. Toujours est-il que j’ai été très bien accueillie et que mes ex collègues cuisiniers étaient très contents de me revoir et me demandaient si j’avais l’intention de revenir bosser avec eux ! Le Chef lui m’a écoutée très attentivement, a –lui aussi – mesuré l’absurdité de la chose et m’a finalement conseillé d’appeler de sa part un monsieur de la fédération hôtelière afin de lui expliquer toute mon histoire.
Ce que j’ai fait le soir même. En effet, cette personne travaille étroitement avec l’ANPE et les organismes de formation dans le secteur de la restauration, elle est donc tout à fait indiquée dans mon cas. Après avoir exposé mon problème, nous convenons d’un rendez-vous téléphonique le lendemain matin à son bureau. Je lui propose alors de lui envoyer mon courrier par mail afin qu’il ait un support écrit de ma situation, qui n’est pas forcément facile à retenir par cœur, et là je m’aperçois que j’ai déjà envoyé un courrier à cette adresse Email la semaine dernière ! Sauf que ne connaissant pas encore cette personne, je ne l’avais pas adressé nominativement, ce qui m’a valu de ne pas passer le redoutable barrage des secrétaires ! Enfin, qu’importe, mieux vaut tard que jamais, je tiens une nouvelle piste, c’est l’essentiel.

Jeudi 31 août 2006 : 9h00. J’ai les mains posées sur mon bureau à côté de mon téléphone. Je ronge mon frein. Je me dis que je devrais attendre un peu, laisser ce monsieur arriver à son bureau, lui laisser le temps de lire mon mail et seulement après l’appeler. J’arrive à tenir jusqu’à 9h15 puis je craque, je l’appelle. Il est justement en train de prendre connaissance du mail. Zut, un peu trop tôt. Il me rappelle donc quelques dizaines de minutes plus tard et ce qu’il me dit au début n’est pas très réjouissant. Pour lui tout cela n’est que décisions politiques complètement déconnectées de la réalité certes, mais contre lesquelles on ne peut pas faire grand chose. Super. J’ai vraiment besoin d’entendre ça. Il me dit finalement qu’il va appeler l’ANPE (Chic, lui aussi, décidément plus personne ne va ignorer mon nom et ma situation là bas !) puis la coordinatrice du lycée hôtelier qu’il connaît bien afin de voir avec elle quelles solutions sont possibles. Finalement, en fin de matinée il me rappelle et me déclare que le lycée devrait m’appeler très prochainement et qu’une solution a peut-être été trouvée. Il ne m’en dit pas plus, c’est à la coordinatrice de le faire. Je remercie, raccroche, et depuis cet instant j’attends de nouveau. Un coup de fil manifestement miracle qui est sensé débloquer la situation.

A suivre, encore et toujours…

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Corinne 01/09/2006 22:31

Juste pour te dire que je suis de tout coeur avec toi... :-)

Daenaria 01/09/2006 19:40

On y croit à fond, j'espère vraiment que ça va se débloquer. Courage!

Cigale 01/09/2006 19:22

Tu vas la gagner, cette bataille, et vu ton esprit combatif et "gagnant", tu vas montrer au Greta qu'ils ont bien eu raison de te prendre en formation. Je suis persuadée qu'une fois passée cette épreuve épineuse, tu deviendras un grand chef.

isa 01/09/2006 13:33

super, c'est un bel exemple que tu nous donnes. je m'avance un peu mais, comme quoi, lorsqu'on se bouge, qu'on décide de ne pas se laisser faire... j'espère vraiment que ta situation va se débloquer, je pense que ta ténacité aura des répercussions positives.

4largo 01/09/2006 10:31

Ca va venir ! Ne vois-tu pas la lumière ?? Courage toujours.

Sen 01/09/2006 11:04

Merci - encore et toujours! - pour le soutien et les encouragements. J'entrevois effectivement un peu de lumière, mais il ne faut pas se planter de sortie!! héhéJ'attends toujours!