Episode intermédiaire : Des noeuds dans les spaghetti

Publié le par Sen

C’est pas clair leur truc, mais alors pas clair du tout…
Depuis mon coup de colère d’hier, j’ai préféré me laisser la soirée et la nuit pour me calmer avant d’agir, c’était plus prudent. Ce matin j’ai donc foncé à l’ANPE avant d’aller au boulot pour avoir leur version des faits. Pas de chance, la conseillère que j’ai vue jusque là n’est pas disponible. Tant pis, ça urge, il faut que je voie quelqu’un quand même, avant l’entretien de vendredi avec le GRETA.
Je suis donc reçue par une nouvelle conseillère à qui j’expose ma situation et mes inquiétudes. Pour elle, point de problème, c’est normal :

 Les ASSEDIC ne financent plus de formation pour cette année, il n’y a plus de crédits c’est pour cela que les demandes faites depuis avril sont toutes refusées. Les éventuels nouveaux fonds ne seront connus, affectés et disponibles officiellement qu’à partir du 1er août prochain. La formation CAP Cuisine du lycée hôtelier fait partie du plan régional de formation, à ce titre les ASSEDIC sont les co-financeurs de la Région et acceptent de compléter le coût de la formation. Le métier de cuisinier étant « en tension », la reconduction des financements pour ce type de formation ne devrait pas poser de problème. Certains autres GRETA de la région ont à ce jour déjà eu leur accord sur les mêmes formations, celui de Marseille devrait suivre. Allez à votre entretien et revenez faire un dossier de demande de prise en charge de la formation après le 1er août, une fois que vous saurez si vous êtes admise par le lycée hôtelier.

Pour vérifier, elle appelle tout de même le GRETA mais n’arrive pas à joindre le responsable. Ce sera donc à moi de le faire. Je repars un peu soulagée mais méfiante, j’ai bien l’intention de vérifier cette histoire auprès de plusieurs sources.

J’appelle donc le responsable de la formation GRETA, le même qui tenait des propos alarmistes hier à la réunion et lui récite ce que la conseillère ANPE vient de me dire. Je retranscris notre entretien de façon aussi nébuleuse que je l’ai perçu :

Oui… alors… peut-être… si ils le disent…. M’enfin on a eu ici une circulaire de l’ASSEDIC qui était pourtant claire concernant le financement des formations individuelles... Le public région est prioritaire… il y a la pression des effectifs… Venez à votre entretien, si vous être motivée il n’y a pas de raison pour que ça se passe mal… demandez un devis, on vous le fera et puis on verra bien si ça passe…. On attendra jusqu’au 1er août…. Peut-être qu’on aura la possibilité d’ouvrir un deuxième groupe si on a les financements… (tiens, ça c’est nouveau !)

En fait, comme d’habitude, j’ai un peu l’impression que personne ne sait rien en fin de compte. C’est bien mignon mais on joue quand même avec des enjeux importants dans nos vies quand on fait ce type de démarche et personnellement je n’ai pas envie d’être ballottée de oui en non et en peut-être jusqu’au mois d’octobre !

Du coup, troisième mesure : joindre directement les principaux concernés : les ASSEDIC. Re-pas de chance, on est le 4, en début de mois joindre les ASSEDIC relève du jeu de hasard. Solution de repli : le mail, où j’explique le plus clairement et synthétiquement possible mon problème. Je reçois une confirmation d’envoi qui me promet une réponse « dans les 2 jours ouvrés », soit avant jeudi soir. J’ai hâte…

Dernière carte : appeler directement la direction de la formation et de l’apprentissage à la Région pour avoir leur version des faits. J’ai bien fait. Ils s’expriment clairement et confirment ce que je commençais à discerner enfin.

Les établissements sont en train de savoir ces jours-ci le nombre de places qui leur est accordé. Sur les 28 places accordées à priori en CAP Cuisine et Pâtisserie, 14 seront réservées effectivement à un public de moins de 25 ans sans qualifications et les 14 autres sont ouvertes aux demandeurs d’emplois et autres congés individuels de formation. La région finance à 100 % la formation des moins de 25 ans mais finance une partie des 14 autres places…

…ce qui explique le co-financement des ASSEDIC et le coût dérisoire des 1100 €. Dans la mesure où la Région est co-financeur de la formation, les ASSEDIC ne devraient pas avoir de problème pour suivre, d’autant plus que j’ai des droits ouverts jusqu’en 2008 et que mon statut de CAE me prédispose aux actions de formation.

Nous y sommes. Il semblerait que j’ai enfin quelque chose qui tienne la route. Ce matin la conseillère ANPE a laissé entendre que la tirade du responsable du GRETA était peut-être destinée à éprouver la motivation des, il est vrai, très nombreux candidats présents à la réunion… Après tout, qui sait ? Tous les moyens sont bons pour faire une sélection, l’expérience me l’a déjà montré. Mais bon, combien de gens auront comme moi refusé de se résigner et essayé d’en savoir plus ?

En tout cas maintenant, prochaine étape : l’entretien, vendredi…

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Cigale 06/07/2006 14:21

Etant donné ta motivation et ton expérience, l'entretien devrait très bien se passer;Pour la pâtisserie, il y avait un petit questionnaire (qualités pour être pâtissier, contraintes du métier, citer les grands pâtissiers marseillais, proposer 2 desserts pour un repas provençal, pour un repas de collectivité, pour un repas de mariage, et d'autres questions...). Puis l'entretien avec un prof qui cherche à cerner vraiment ta motivation et ce qui t'amène.J'ai appelé le GRETA ce matin, on saura en début de semaine prochaine qui est admis à la suite de l'entretien, et restera à résoudre la question de la prise en charge du financement.Très bonne chance pour demain : Cigale

Anne Cé 05/07/2006 18:14

OUh la la .. j'ai l'impression que la recherche de taf relève aujourd'hui de Koh Lanta....
Sauf qu'a la fin on gagne pas les 100000...
Bon courage ... et fait comme Amel: lever la tête, bomber le torse, sans cesse redoubler d'efforts... lol
Anne cé - http://uneminetteaparis.over-blog.com