@genda

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Lecture et musique du moment

 


Un des petits livres, issu de la collection futile mais fondamentale "On n'est pas des gourdes", dont l'auteur n'est autre que Juliette (voir lien sur l'image) et qui m'a fait l'honneur de me proposer de participer à son ouvrage en publiant 3 extraits de mon propre blog! Illustré par d'autres extraits de bloggeurs sujets au changement de vie, il est à mon avis fort utile à quiconque se pose des questions sur sa vie!! Je compte maintenant m'attaquer à "Comment tout gérer sans péter un câble", du même auteur! ;-)))

 


2ème volet d'une trilogie en 5 volumes fort réjouissante... Je ne veux même pas en dire plus! Na!


Divers

 

A vous de jouer

L’auteur / Le blog



Pseudo
 : Sen
Age : 29 ans

Création : 27 avril 2006

Le genre
: récit et partage d’expérience autour de la construction de la vie professionnelle.

Résumé des épisodes précédents: Après des études dans le secteur culturel dans lequel j’ai travaillé pendant environ 3 ans, j’ai claqué la porte, fatiguée et usée par les conditions difficiles et les opportunités très limitées que m’offrait ce métier. J’ai alors décidé de tout recommencer de zéro dans la restauration, en allant passer un CAP Cuisine ! C’est principalement mon parcours professionnel de « jeune débutante », de la sortie des études à aujourd’hui que je raconte sous forme d’épisodes dans ce blog et que je souhaite partager avec vous.

Mardi 27 janvier 2009
Juste pour vous signaler la mise en ligne de nouvelles photos-qui-se-mangent prises et rebidouillées par mes soins ici même dans l'album "Ca se mange!".
Pour y accéder, cliquez sur l'icone dans la colonne de droite du blog ou cliquez ici !

En attendant, un petit aperçu!!

A bientôt!

 























- Publié dans : A propos des albums photos
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Vendredi 9 janvier 2009
Ne serait-ce pas tout simplement l’heure du bilan ? Comment pourrais-je expliquer autrement mes si longs silence sinon ? Ne suis-je pas arrivée, si ce n’est à la fin de l’histoire, au moins à la fin d’une ère ? Celle de la reconstruction de ma vie professionnelle suite à mes débuts cataclysmiques ? Lorsque j’ai commencé ce blog, j’ai entamé mon récit par ma sortie des études et ma première recherche d ‘emploi. J’ai ensuite décrit mes expériences, les bonnes, les mauvaises, les désastreuses et les franchement désespérantes, mes désillusions, ma reconversion et il semble que je sois arrivée aujourd’hui à un nouvel équilibre qui me parait marquer en quelque sorte la fin d’une quête.
Alors après avoir noirci frénétiquement ici des dizaines et des dizaines de pages rageuses comme pour valider à chaque événement les avancées de ma quête, peut-être que je n’arrivais pas à me résoudre à dire (ou plutôt à écrire) que j’arrivais à la fin de mon histoire. Du moins, de celle-ci ! (A l’instar de tous ces fameux blockbusters d’outre-Atlantique, laissons la place à une suite éventuelle, si le succès commercial est au rendez-vous ! Hahaha)

Mais cette fin, ENFIN, quelle est-elle ?? La voici :

J’ai finalement été embauchée cet été, en août 2008, dans une entreprise de restauration rapide à emporter haut de gamme, un concept marseillais, orienté fraîcheur et équilibre, créé de toute pièce par sa patronne qui dirige le développement fulgurant de son affaire de main de maître (déjà plusieurs boutiques ouvertes en quelques 3 années d’existence). Je suis en CDI et je suis payée un peu plus de 1200 € nets. Ma clientèle étant quasi exclusivement constituée d’employés des entreprises environnantes, ma boutique ne sert que le midi, du lundi au vendredi, ce qui me procure l’immense privilège de ne jamais travailler ni le soir, ni les week-ends. Les salades, sandwichs, desserts, etc. que je fabrique et vends sont de qualité, faits le jour même, avec des produits frais. C’est joli et c’est bon. D’ailleurs tout est joli, et pas seulement ce que l’on mange ! Très portée sur le design, la patronne a conçu l’esthétique de ses boutiques comme partie intégrante du produit et une fois franchi le pas de la porte d’une boutique, on comprend tout de suite qu’on n’est pas dans le snack à burgers huileux du coin. Mes fonctions actuelles mêlent production culinaire avec vente à la clientèle et gestion du magasin. Vu le développement constant de l’entreprise, les possibilités d’évolution sont réelles et laissent augurer, pourquoi pas, un jour la possibilité de prendre un poste qui m’éloignera peut-être de la cuisine (j’ai de toutes façons déjà pris une certaine distance avec la cuisine pure avec ce poste !), mais me rapprocherait sans doute plus de mes compétences d’origine… Qui sait ?

Pour l’heure, après bientôt 5 mois, je m’installe dans mes nouvelles fonctions avec assez de sérénité et un sentiment satisfaction au regard du chemin parcouru ces dernières années. J’aurais donc mis 5 ans, depuis ce jour de décembre 2003 où j’avais débuté dans le monde du travail, pour retrouver une situation stable et satisfaisante. It’s a long way… !

Il me reste cependant toujours une pointe d’amertume, qui a une fâcheuse tendance à remonter à la surface de temps en temps, malgré mes efforts résolus pour l’enfouir bien profondément. Cette situation professionnelle, toute satisfaisante qu’elle puisse être, restera toujours un second choix et une sortie de secours, choisie, certes, mais dans l’urgence de me soustraire à un avenir professionnel peu réjouissant et qui se rapprochait à dangereuse allure. Cependant, ayant définitivement tiré un trait sur le type de postes que j’ai pu occuper par le passé, j’ai cédé la place à un vide, que je ne saurais pas vraiment par quoi combler au jour d’aujourd’hui. Mon métier de remplacement est devenu mon métier par défaut, faute de réelle vocation pour remplacer celle qui été si amèrement détruite et dont j’ai fait le récit dans ce blog. Mais, encore une fois, qui sait ? La vie n’est pas finie (du moins je l’espère encore assez longue !!) et mon évolution personnelle combinée aux opportunités que je pourrais rencontrer m’ouvriront peut-être la voie à une autre alternative un jour prochain !

Sur ce… !

Ha j'oubliai! N’appréciant que très moyennement le récit sur mon activité du moment, je ne compte pas donner de nouvelles régulières du déroulement de mon travail, en partie parce que je ne me sens pas libre de mes paroles, que ce soit en bien ou en mal, et que je risque de manquer de recul sur ce que je raconte. Mais il n’est pas impossible que mes interventions futures sur ce blog, aussi irrégulières soient-elles, prennent d’autres formes !

A… plus tard !!! C'est plus prudent! ;-)
- Publié dans : Saison 4 - Pas de panique!
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Dimanche 7 septembre 2008

Bon, j’ai abusé. C’est indéniable. Annoncer en grandes pompes une « saison 4 » début juillet et ne toujours pas pouvoir en lire la première ligne en septembre, c’est abuser.

Alors, changement de stratégie. Je me lance dans mon récit et basta !

Que s’est-t-il passé ces derniers mois? Lorsque je vous ai laissé, j’allais et venais, d’intérim en extras, au gré des opportunités et tout ceci me satisfaisait pleinement. J’accumulais de l’expérience, je découvrais différentes entreprises, différents types de restauration et le tout en travaillant de façon assez libre et en préservant ma vie privée et mes loisirs. Certes, je n’ai jamais atteint de salaire mirobolant en faisant ça (entre 1000 et 1200 € nets en moyenne), mais franchement, que croyez-vous ? Une fois embauchée comme commis en CDI, quasiment n’importe où, on est payé au SMIC, ce qui revient exactement au même, les contraintes en plus! Alors j’avais accepté cette espèce de deal entre précarité assumée et liberté préservée.

Je savais toutefois que je n’allais pas faire ça toute ma vie ! Ayant obtenu mon CAP de cuisine en juin 2007, je m’étais donné environ 1 an avant de chercher à me fixer réellement sur un  poste. C’est donc avec une légère appréhension que j’ai vu arriver le Printemps, mes 28 ans et la fin annoncée de ma douce période de travail insouciant. En effet, il arrive tout de même un moment dans la vie où avoir la garantie d’un poste fixe, c’est plus rassurant et ça aide à faire des projets. Ma situation d’intérimaire extra (haha) et libre me forçait en contrepartie à vivre au jour le jour. Et pour enfoncer le clou, ma situation personnelle me pressait d’autant plus à passer à l’étape suivante du job fixe : je me suis séparée de mon copain avec qui je vivais depuis presque 4 ans et allais devoir assumer financièrement mon quotidien dorénavant seule !

Alors j’ai fait quelques essais. La toute première tentative a frôlé le parfait désastre. Une amie, qui faisait des extras de temps en temps dans un restaurant de type brasserie, m’avait dit que la patronne cherchait à embaucher quelqu’un pour de bon. Mon amie lui a donc parlé de moi et en deux temps trois mouvements, me voilà embauchée. Sauf que d’emblée, ça partait mal. J’étais sur du mi-temps, et encore, partiellement déclaré, ce qui n’était pas sensé être prévu comme ça… Et oui, on y échappe difficilement dans la restauration, le travail non déclaré est très répandu. Moi, c’était ma première – et dernière - expérience de ce type. Je pensais pouvoir cumuler mon mi-temps avec d’autres extras, mais finalement les horaires étaient assez peu compatibles. L’hygiène et l’éthique de l’établissement laissaient beaucoup à désirer et lorsque je suis finalement partie (moins d’un mois après mon arrivée !) j’ai mis 1 mois et demi à récupérer le salaire que la patronne me devait, ce qui m’a valu quelques soucis financiers !

Ayant compris assez tôt que ce n’était pas dans ce restaurant que j’allais passer ma vie, j’ai continué à chercher d’autres opportunités quasiment aussitôt après avoir commencé à y travailler ! Et c’est d’une « vieille connaissance » que la sortie de secours m’a été offerte. En effet, c’est le Chef du Sofitel Vieux Port, qui m’avait déjà accueillie en stage puis de nombreuses fois en extra, qui m’a proposé un poste dans son équipe. Le poste, le voici : commis de cuisine du room-service de l’hôtel. Sur le papier, ce n’était pas loin d’être idéal : embauche en CDI dans l’un des établissements les plus prestigieux de la ville, auprès d’un Chef que j’apprécie et respecte, au sein d’un grand groupe hôtelier, avec tous les avantages que cela peut comporter…  
Cependant, cette aventure n’aura duré que 2 mois. En effet, le poste comportait d’emblée des désagréments, que j’avais choisi d’accepter, mais en a vite dévoilé d’autres (un peu trop à mon goût) que je ne me suis pas sentie capable d’assumer à long terme. Pour faire court, je travaillais par roulement sur 3 horaires différents, 11h-20h, 15h-minuit et 19h-4h du matin. Ce qui signifie que les 2 tiers du temps, je travaillais le soir. Sur les 2 mois que j’ai passés là bas, je n’ai été en repos qu’une seule fois le week-end et mes horaires décalés perturbaient également beaucoup mon rythme de vie au point de ne plus réussir à me lever avant 11h du matin minimum. Inutile de dire que je ne voyais plus non plus mes amis et que sortir ou même répéter avec mon groupe était devenu très compliqué. Enfin, l’emploi du temps, composé à la semaine par le Chef, ne permettait aucun projet personnel prévu à l’avance.
Autre désagrément découvert par la suite : j’ai été assez naïve pour croire que le travail de nuit était lucratif ! J’avais toujours entendu dire que la nuit, le taux horaire était majoré d’environ 25% minimum, selon les cas. Eh bien chez Accor, quand on travaille de nuit, on se voit gratifié de 65 centimes d’euros brut de plus sur son heure de travail. On peut donc quand on rentre chez soi après sa nuit de travail aller s’acheter un pain au chocolat avec ce qu’on a gagné ! Comme le salaire d’embauche d’un commis est au SMIC, je trouve que faire le sacrifice de ses soirées, de ces week-ends et de ces nuits et de sa vie sociale d’une manière générale pour moins de 1200 € nets, ça n’en vaut franchement pas la peine.
Ajoutant à ça un fonctionnement chaotique du room-service, plus ou moins considéré comme la 5ème roue du chariot et un travail globalement très éprouvant, j’ai finalement mis fin à cette expérience à la fin de ma période d’essai… avec, encore une fois, un autre poste assuré derrière !

J’ai été déçue de ne pas avoir trouvé ma place au Sofitel Vieux Port car c’est un établissement que j’ai toujours apprécié et malgré cet épisode, je suis tout de même restée en bon termes avec le Chef.

Alors quoi ? Qu’est-ce que j’ai fait après ça ? Eh bien, ce sera le sujet de mon prochain article. Qui arrivera très vite ! Hem… oui, enfin, dans moins d’un mois… au mieux… j’espère ! ;-)))


- Publié dans : Saison 4 - Pas de panique!
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