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En attendant, un petit aperçu!!
A bientôt!
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Un des petits livres, issu de la collection futile mais fondamentale "On n'est pas des gourdes", dont l'auteur n'est autre que Juliette (voir lien sur l'image) et
qui m'a fait l'honneur de me proposer de participer à son ouvrage en publiant 3 extraits de mon propre blog! Illustré par d'autres extraits de bloggeurs sujets au changement de vie, il est à mon
avis fort utile à quiconque se pose des questions sur sa vie!! Je compte maintenant m'attaquer à "Comment tout gérer sans péter un câble", du même auteur! ;-)))
2ème volet d'une trilogie en 5 volumes fort réjouissante... Je ne veux même pas en dire plus! Na!
Pseudo : Sen
Age : 29 ans
Création : 27 avril 2006
Le genre : récit et partage d’expérience autour de la construction de la vie professionnelle.
Résumé des épisodes précédents: Après des études dans le secteur culturel dans lequel j’ai travaillé pendant environ 3 ans, j’ai claqué la porte, fatiguée et usée par les conditions
difficiles et les opportunités très limitées que m’offrait ce métier. J’ai alors décidé de tout recommencer de zéro dans la restauration, en allant passer un CAP Cuisine ! C’est
principalement mon parcours professionnel de « jeune débutante », de la sortie des études à aujourd’hui que je raconte sous forme d’épisodes dans ce blog et que je souhaite partager
avec vous.
Bon, j’ai abusé. C’est indéniable. Annoncer en grandes pompes une « saison 4 » début juillet et ne toujours pas pouvoir en lire la première ligne en septembre, c’est
abuser.
Alors, changement de stratégie. Je me lance dans mon récit et basta !
Que s’est-t-il passé ces derniers mois? Lorsque je vous ai laissé, j’allais et venais, d’intérim en extras, au gré des opportunités et tout ceci me satisfaisait pleinement.
J’accumulais de l’expérience, je découvrais différentes entreprises, différents types de restauration et le tout en travaillant de façon assez libre et en préservant ma vie privée et mes loisirs.
Certes, je n’ai jamais atteint de salaire mirobolant en faisant ça (entre 1000 et 1200 € nets en moyenne), mais franchement, que croyez-vous ? Une fois embauchée comme commis en CDI,
quasiment n’importe où, on est payé au SMIC, ce qui revient exactement au même, les contraintes en plus! Alors j’avais accepté cette espèce de deal entre précarité assumée et liberté
préservée.
Je savais toutefois que je n’allais pas faire ça toute ma vie ! Ayant obtenu mon CAP de cuisine en juin 2007, je m’étais donné environ 1 an avant de chercher à me fixer réellement
sur un poste. C’est donc avec une légère appréhension que j’ai vu arriver le Printemps, mes 28 ans et la fin annoncée de ma douce période de
travail insouciant. En effet, il arrive tout de même un moment dans la vie où avoir la garantie d’un poste fixe, c’est plus rassurant et ça aide à faire des projets. Ma situation d’intérimaire
extra (haha) et libre me forçait en contrepartie à vivre au jour le jour. Et pour enfoncer le clou, ma situation personnelle me pressait d’autant plus à passer à l’étape suivante du job
fixe : je me suis séparée de mon copain avec qui je vivais depuis presque 4 ans et allais devoir assumer financièrement mon quotidien dorénavant seule !
Alors j’ai fait quelques essais. La toute première tentative a frôlé le parfait désastre. Une amie, qui faisait des extras de temps en temps dans un restaurant de type
brasserie, m’avait dit que la patronne cherchait à embaucher quelqu’un pour de bon. Mon amie lui a donc parlé de moi et en deux temps trois mouvements, me voilà embauchée. Sauf que
d’emblée, ça partait mal. J’étais sur du mi-temps, et encore, partiellement déclaré, ce qui n’était pas sensé être prévu comme ça… Et oui, on y échappe difficilement dans la restauration, le
travail non déclaré est très répandu. Moi, c’était ma première – et dernière - expérience de ce type. Je pensais pouvoir cumuler mon mi-temps avec d’autres extras, mais finalement les horaires
étaient assez peu compatibles. L’hygiène et l’éthique de l’établissement laissaient beaucoup à désirer et lorsque je suis finalement partie (moins d’un mois après mon arrivée !) j’ai mis 1
mois et demi à récupérer le salaire que la patronne me devait, ce qui m’a valu quelques soucis financiers !
Ayant compris assez tôt que ce n’était pas dans ce restaurant que j’allais passer ma vie, j’ai continué à chercher d’autres opportunités quasiment aussitôt après avoir commencé à y
travailler ! Et c’est d’une « vieille connaissance » que la sortie de secours m’a été offerte. En effet, c’est le Chef du Sofitel Vieux Port, qui m’avait déjà
accueillie en stage puis de nombreuses fois en extra, qui m’a proposé un poste dans son équipe. Le poste, le voici : commis de cuisine du room-service de l’hôtel. Sur le
papier, ce n’était pas loin d’être idéal : embauche en CDI dans l’un des établissements les plus prestigieux de la ville, auprès d’un Chef que j’apprécie et respecte, au sein d’un grand
groupe hôtelier, avec tous les avantages que cela peut comporter…
Cependant, cette aventure n’aura duré que 2 mois. En effet, le poste
comportait d’emblée des désagréments, que j’avais choisi d’accepter, mais en a vite dévoilé d’autres (un peu trop à mon goût) que je ne me suis pas sentie capable d’assumer à
long terme. Pour faire court, je travaillais par roulement sur 3 horaires différents, 11h-20h, 15h-minuit et 19h-4h du matin. Ce qui signifie que les 2 tiers du temps, je travaillais le soir. Sur
les 2 mois que j’ai passés là bas, je n’ai été en repos qu’une seule fois le week-end et mes horaires décalés perturbaient également beaucoup mon rythme de vie au point de ne plus réussir à me
lever avant 11h du matin minimum. Inutile de dire que je ne voyais plus non plus mes amis et que sortir ou même répéter avec mon groupe était devenu très compliqué. Enfin, l’emploi du temps,
composé à la semaine par le Chef, ne permettait aucun projet personnel prévu à l’avance.
Autre désagrément découvert par la suite : j’ai été assez naïve pour croire que le travail de nuit était lucratif ! J’avais toujours entendu dire que la nuit, le taux
horaire était majoré d’environ 25% minimum, selon les cas. Eh bien chez Accor, quand on travaille de nuit, on se voit gratifié de 65 centimes d’euros brut de plus sur son heure de travail. On
peut donc quand on rentre chez soi après sa nuit de travail aller s’acheter un pain au chocolat avec ce qu’on a gagné ! Comme le salaire d’embauche d’un commis est au SMIC, je trouve que
faire le sacrifice de ses soirées, de ces week-ends et de ces nuits et de sa vie sociale d’une manière générale pour moins de 1200 € nets, ça n’en vaut franchement pas la peine.
Ajoutant à ça un fonctionnement chaotique du room-service, plus ou moins considéré comme la 5ème roue du chariot et un travail globalement très éprouvant, j’ai finalement mis fin à
cette expérience à la fin de ma période d’essai… avec, encore une fois, un autre poste assuré derrière !
J’ai été déçue de ne pas avoir trouvé ma place au Sofitel Vieux Port car c’est un établissement que j’ai toujours apprécié et malgré cet épisode, je suis tout de même restée en bon termes avec le
Chef.
Alors quoi ? Qu’est-ce que j’ai fait après ça ? Eh bien, ce sera le sujet de mon prochain article. Qui arrivera très vite ! Hem… oui, enfin, dans moins d’un mois… au mieux…
j’espère ! ;-)))
C'est de vous!